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Les pannes sexuelles peuvent survenir à tout âge et pas seulement
chez les seniors ! Il s’agit parfois d’incidents passagers, mais
lorsqu’elles sont répétitives, le problème devient particulièrement
préoccupant. Un sentiment de souffrance et de dévalorisation s’installe
qui perturbe souvent l’harmonie du couple.
Actuellement, il existe des solutions pour pallier ces difficultés.
Alors, Messieurs, n’attendez pas que la situation se détériore.
Parlez-en à votre médecin, qui établira un bilan et trouvera une
réponse adaptée.
L’érection : un phénomène complexe
Sous
l’effet d’une simulation sexuelle, le cerveau envoie une information
qui transite jusqu’à la verge via les nerfs érecteurs. Ces nerfs
produisent un afflux de sang dans la verge, en relâchant les muscles et
en dilatant les artères des corps caverneux. La verge en se gonflant de
sang devient rigide : c’est l’érection.
Ne confondez pas panne et dysfonction érectile
Pendant
votre vie sexuelle, vous pouvez être confrontés à des pannes d’érection
passagères. Ces épisodes peuvent arriver à tout le monde et sont sans
conséquence, car ils restent occasionnels. Alors pas de panique !
Par
contre, dans certains cas, les troubles deviennent répétitifs et se
manifestent par une incapacité à obtenir ou à maintenir une érection
suffisante pour que l’activité sexuelle soit satisfaisante : on parle
alors de dysfonction érectile ou d’impuissance.
Cela se traduit par :
- une absence totale d’érection,
- une érection incomplète (manque de rigidité)
- ou encore une érection complète au départ mais qui perd de sa rigidité avant ou pendant l’acte sexuel.
Là
encore, la situation n’est pas dramatique, car des solutions existent.
Alors faites la démarche de consulter et de décrire vos troubles.
Les troubles de l’éjaculation ne sont pas liés à ceux de l’érection !
Les troubles de l’érection : à tout âge.
Il
est vrai que les troubles de l’érection augmentent avec l’âge, car ils
sont fortement corrélés aux problèmes de santé générale. Après 60 ans,
30 % des hommes présentent des difficultés de ce type.
Mais ils
surviennent aussi à 40 ans, pour des raisons souvent psychologiques :
stress, angoisse de la performance, déprime…Leur fréquence est tout de
même de 17 % entre 30 et 49 ans, et de 23 % entre 50 et 59 ans.

Des causes multiples
Les causes peuvent être organiques ou encore psychologiques.
Mais
le plus souvent, l’origine de la dysfonction érectile est mixte, car
une cause organique au départ peut avoir un retentissement
psychologique par la suite (culpabilité, dévalorisation…), ce qui
entretient un cercle vicieux.
La relation amoureuse perd de sa spontanéité, de sa sensualité, et elle est progressivement vécue comme un échec.
Les causes psychologiques
Elles regroupent l’anxiété, l’angoisse de la performance, la dépression, le stress, un problème relationnel avec la partenaire…
Certaines peuvent être prises en charge par la psychothérapie.
Les causes organiques
Elles sont liées à la physiologie de l’érection.
Ainsi
les maladies qui altèrent le réseau artériel, comme l’athérosclérose,
sont largement impliquées. Il s’agit notamment des cardiopathies
ischémiques, mais aussi de l’hypertension, du diabète ou encore des
dyslipidémies.
Un diabétique sur 2 éprouve des difficultés d’érection après 10 ans d’évolution de la maladie.
Certaines
affections neurologiques peuvent induire des troubles de l’érection,
comme la sclérose en plaques, les traumatismes de la moelle épinière,
les séquelles d’accidents vasculaires cérébraux…
L’atteinte des
nerfs érecteurs lors d’une chirurgie pelvienne ou d’une prostatectomie
engendre également des problèmes d’érection.
La testostérone : un rôle controversé
Chez
les hommes à partir de la cinquantaine, les troubles de l’érection sont
parfois attribués à une chute de testostérone (hormone mâle sécrétée
par les testicules). Sachez cependant que 10 % seulement sont concernés
par un déficit en testostérone.
De plus, le traitement hormonal
substitutif n’est pas toujours efficace : la moitié seulement des
patients traités en tirera un bénéfice. Par ailleurs, l’hormonothérapie
est contre-indiquée en cas de cancer de la prostate et d’insuffisance
cardiaque sévère.
Pour ces raisons, la mise en place d’un
traitement hormonal n’est pas systématique : elle n’est envisagée que
si le taux de testostérone est anormalement faible et nécessite alors
une surveillance régulière.
Attention aux facteurs de risque !
Messieurs,
sachez que le tabagisme, en altérant les artères, aggrave le risque de
dysfonction érectile. Selon une étude américaine, le risque chez un
fumeur est 40 % plus important que chez un non-fumeur.
L’alcool,
quant à lui, malgré son effet euphorisant, peut nuire à votre érection
: celle-ci sera difficile à venir et à maintenir.
Ces effets
sont passagers, sauf si la consommation d’alcool devient excessive. Là
encore, l’étude américaine montre que le risque est nettement augmenté
si la consommation dépasse 2 verres d’alcool par jour.
La prise
de poids est également un facteur aggravant. Une étude indique que le
risque de développer des troubles de l’érection est 2 fois plus
important chez les hommes obèses dont l’IMC dépasse 27 par rapport à
ceux dont l’IMC est inférieur à 23.
Enfin, la sédentarité peut
diminuer les performances sexuelles à partir de la quarantaine. Ainsi,
messieurs, en pratiquant une activité physique régulière, vous
préservez davantage votre potentiel !
Consacrez en moyenne 30 minutes par jour à une activité physique, telle que la marche, la natation, le jogging.
Attention à la pratique du vélo ! La position assise prolongée sur une
selle peut diminuer la vascularisation et l’innervation de la verge.
Soyez donc vigilant et ne dépassez pas 3 heures de vélo par semaine,
notamment à partir de 40 ans.

Les médicaments sur le banc des accusés ?
Certains
médicaments sont susceptibles de perturber l’érection. Mais
statistiquement, ils ne sont en cause que dans la moitié des cas.
Il
s’agit essentiellement des psychotropes (antidépresseurs,
neuroleptiques), de certains antihypertenseurs (clonidine,
alphaméthyldopa et bétabloquants), des antiandrogènes, des
anticonvulsivants…
Alors messieurs, n’hésitez pas à consulter en
cas de difficultés d’érection. Le médecin établira un diagnostic en
évaluant l’état de santé général, les facteurs de risque et les
antécédents et vous proposera un traitement adapté.
Et n’oubliez pas qu’une bonne hygiène de vie préserve vos performances sexuelles.
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